Deux heures de route, et vous changez de monde
Le matin, les bancs de sable d'Hossegor et une houle qui arrive de
l'Atlantique nord. À midi, la forêt landaise, un courant qu'on descend
en barque poussée à la perche entre les cyprès chauves, et des chevaux
qui traversent devant vous sans presser le pas.
Le soir, une crête à neuf cents mètres au-dessus de la brume, des
pottoks en liberté, et l'océan encore visible au bout du regard. Entre
les deux, des villages blancs à volets rouges, un piment qui sèche sur
les façades jusqu'aux premières gelées, et un fronton où la partie
commence quand quelqu'un décide qu'elle commence.
Ce site raconte ces endroits un par un, et il dit aussi ce que les
brochures oublient : à quelle heure ça ouvre, quel jour c'est fermé,
combien coûte l'entrée, et si le sentier balisé monte vraiment au
sommet.